J'y resterai 6 mois pour étudier l'écologie du Pic de Magellan, un gros pic qui ressemble à notre Pic noir.
Petits récits d'aventures scientifiques et naturalistes autour du monde
Rendez vous à huit heures plus ou moins tapantes devant la fac ! Les plus courageux d’entre nous ont pu observer un circaète Jean le Blanc passer au-dessus de la fac ! Eh oui, c’est le moment de la migration pré-nuptiale et beaucoup d’oiseaux s’empressent de rejoindre leur zone de nidification. En plus, cela faisait une semaine que la météo n’était pas au rendez-vous et ce WE, grand soleil avec du vent juste comme il faut ! Les migrateurs ont alors décidé de continuer leur route ce qui nous a permis de faire des obs sympas mêmes depuis la fac : milans noirs, éperviers d’Europe, et même une cigogne noire !
Nous avons continué à relever les espèces d’oiseaux vues et entendues tout en nous dirigeant vers les espaces verts à échantillonner. Ce samedi a en effet principalement été consacré à la Botanique.
La première placette réalisée est celle qui nous a pris le plus de temps ! En effet, il a fallu nous familiariser avec les espèces, que nous avons ensuite pour beaucoup d’entre elles, retrouvées sur les placettes adjacentes. Certaines espèces comme les Poaceae et des rosettes d’Asteraceae non encore fleuries ou d’autres encore plus bizarres (comme ci dessous) sont restées pour cette fois-ci un mystère mais nous y reviendrons quand elles seront en fleurs !
En plus de la flore, nous avons pu déterminer quelques espèces d’insectes dont un criquet (espèce dont les adultes hivernent : c’est la première à sortir au printemps), ainsi que des escargots : 4 des espèces recherchées par l’ONEM sont présentes sur la fac.
Prochain rendez-vous samedi 09 avril pour la suite des inventaires (faune & flore). Le printemps et les beaux jours revenant, nous poserons des pièges à insectes (barbers et pièges jaunes) dont l’identification sera prise en charge par le Groupe Entomo du GNUM et tous les bénévoles motivés. Quant à la bota, nous aurons davantage de fleurs pour nous aider dans nos déterminations !
A bientôt donc !

Figure 1 : Cartographie du campus pour les inventaires a)carto bota et insectes b) carto vertébrés
Sur le terrain, un certain nombre d’informations doivent être relevées, à savoir: la date d'observation, le nom de l'observateur, la localisation (cf. Fig. 1a et 1b) et l'espèce identifiée. Des informations complémentaires peuvent être également demandées selon les taxons. Ceci vous sera expliqué lors de votre première session d’inventaire. La majorité du temps sur le terrain sera consacrée aux inventaires botaniques mais des prospections oiseaux et reptiles ainsi que des piégeages d’invertébrés et de micro-mammifères seront également réalisés. Des inventaires des chauves-souris seront également à prévoir.
Espèces par espèces, que fait-on ?
Inventaire botanique
Sur chaque parcelle, identifiée par un numéro précis (cf. Fig. 1a), un inventaire le plus exhaustif possible sera réalisé à l’aide des connaissances de chacun mais bien sûr également à l’utilisation de flores. Ce sera l’occasion pour tous de se familiariser avec l’utilisation de clefs dichotomiques et d’apprendre à décoder le vocabulaire des botanistes. Une attention particulière devra être portée sur les petites espèces, souvent oubliées. En parallèle, un herbier de référence sera réalisé pour d’une part, faire vérifier les identifications douteuses à des spécialistes et d’autre part, servir de référence lors des années suivantes. Selon l’avancée de ces inventaires, des quadrats pourront être réalisés sur certaines placettes afin de commencer le suivi dés cette année.
Inventaire entomologique
Deux types d’inventaires seront réalisés :
-Identification directe soit à vue ou par capture au filet. Cela concernera principalement les lépidoptères (papillons), les odonates (libellules), certains hyménoptères (fourmis, abeilles…) et coléoptères.
- Identification indirecte après piégeage et conservation des individus en alcool. Les piégeages seront principalement de deux types : barbers (pitfall traps) et pièges jaunes. Les pièges seront placés le samedi et récolté le lundi matin. On s’attachera à relier la végétation présente autour des pièges avec la présence des différentes espèces d’insectes d’où la nécessité de noter le numéro de la parcelle de végétation (cf. Fig. 1a). Les échantillons récoltés seront conservés et analysés par le groupe « entomo » du GNUM avec l'aide d’étudiants du projet Inventaire Fac’ comme d’autres volontaires. L’utilisation du filet fauchoir et du parapluie japonais est également prévue.
Inventaire ornithologique
L'inventaire des oiseaux de passage ou nichant sur le campus sera effectué quotidiennement par les ornitho du GNUM. Les identifications seront faites à vue comme au chant. Les oiseaux seront localisés sur 4 zones (cf. Fig. 1b). On notera également les indices de nidification sur la fac.
Inventaire herpétologique
Cet inventaire ne fera pas intervenir de protocole particulier mais toute observation à vue sera consignée.
Inventaire mammalogique
Les micromammifères (rats, souris, campagnols…) seront capturés grâce à des pièges INRA et des nasses avec appât (beurre de cacahuètes). Ces pièges seront positionnés le soir et relevés le matin pour éviter le stress des animaux. Compte tenu de la relative mobilité des espèces ciblées, l'échantillonnage aura lieu par secteurs (A, B, C et D, cf. Fig. 1b).
La présence de d’autres mammifères (écureuils par exemple) devra également être notée.
Les chiroptères (chauves-souris) seront identifiés à l’aide d’un détecteur à ultrasons. Les enregistrements auront lieu à la nuit tombée et seront ensuite analysés.
Comme vous le constatez, tous les taxons ne sont pas représentés ici (lichens, mousses, invertébrés du sol etc.)! Cependant, si vous avez une affinité particulière pour d’autres taxons, n’hésitez pas à nous contacter, tout nous intéresse !
