lundi 17 janvier 2011

News, suivi des manchots

Les manchots, de part leur position en haut de la chaîne alimentaire, sont d'excellents indicateurs pour le suivi des écosystèmes. Aussi, il est possible de détecter des anomalies dans les niveaux trophiques inférieurs et par extension d'émettre des hypothèses sur l'impact des changements climatiques.

La plupart des suivis effectués sont réalisés sur des individus bagués à l'aileron. Or, depuis, longtemps, des soupçons (et plus...) sur l'influence du baguage sur la survie et la reproduction des manchots sont émis...

Ainsi, depuis 10 ans maintenant, des chercheurs de l'UMR CNRS de l'Université de Strasbourg mènent l'enquête: les bagues placées sur les ailerons des manchots royaux ont elles un impact sur la survie et la reproduction des manchots?

La réponse est "oui"...

Partez à la découverte de cette étude sur le site de l'IPEV à la page actualités



Manchots royaux à Ratmanoff, Archipel de Kerguelen.15/02/2009

samedi 8 janvier 2011

Rendez vous à la Tour du Valat, pour la journée de rencontre annuelle de l’ONEM !

Par un nuageux samedi de janvier, nous voici en route pour la Camargue et plus précisément la Tour du Valat La tour du Valat, c’est une station biologique située aux confins de la Camargue au sein de laquelle sont développées des programmes de recherche et de gestion des zones humides méditerranéennes (Site Tour du Valat).

Petit détour inattendu vers les Saintes Maries de la Mer en chemin desquelles nous avons été survolés par trois grues cendrées (Grus grus), mes premières !!
En matinée, nous avons eu le privilège de nous rendre sur un observatoire à une demi-heure de marche de la station. Devant nous un très bel étang bien apprécié par les oiseaux en hivernage! Bien sûr de nombreux flamants roses (Phoenicopterus ruber), mais aussi des canards (nettes rousses Netta rufina ; canards souchets Anas clypeata ; canards chipeau Anas strepera ; canards pilet Anas acuta, etc. ), des oies cendrées (Anser anser) et des cygnes (cygne tuberculé Cygnus olor et cygne de Bewick Cygnus colombianus). Et cette liste est loin d’être exhaustive !

Tour du Valat: Flamants et compagnie

Après un petit pique-nique au soleil de janvier (ça a vraiment du bon le Sud !), petite réunion de l’ONEM visant à dresser le bilan de l’asso et de présenter les projets en cours et à venir.
Mais alors, c’est quoi l’ONEM ?
L’ONEM de son petit nom, ou l’Observatoire Naturel des Ecosystèmes Méditerranéens est un réseau de naturalistes de la région méditerranéenne. Le but de cet observatoire est de regrouper naturalistes, gestionnaires et chercheurs pour échanger des connaissances sur la faune, la flore et les habitats méditerranéens. L’Observatoire ne concerne pas seulement les départements du pourtour méditerranéen mais aussi tout ceux recevant une influence méditerranéenne (20 départements au total).

A ce jour, les principaux projets de l’ONEM consistent en des enquêtes, enquêtes visant à déterminer les aires de répartition d’espèces données (par exemple, lézard ocellé, zonite, scolopendre ceinturé, dianes et proserpines et leurs plantes hôtes…). La plupart des espèces suivies sont identifiables par le « tout public » et permettent donc d’appeler à la participation du plus grand nombre. Bien sûr, ces enquêtes sont également l’occasion de sensibiliser les gens aux problématiques liées à la biodiversité.

Butus occitanus fait l'objet d'une enquête de l'ONEM

Joli programme invitant tous les gens curieux de nature à participer !
Et l’ONEM n’est pas le seul à faire appel à la participation de citoyens volontaires. Depuis quelques années de nombreux programmes demandent l’aide des citoyens pour effectuer des suivis et inventaires de la biodiversité qui nous entoure. La science a besoin de tous pour avancer et les sciences citoyennes permettent ainsi d’impliquer un maximum de citoyens et d’obtenir davantage de données. Vous pouvez retrouver une grande majorité des programmes de sciences citoyennes sur le site de Tela Botanica (livret Observons la Nature)

A bientôt sur le terrain!!

samedi 9 octobre 2010

Une sortie qui vous donne des ailes pour la rentrée !

Samedi 09 octobre, Pointe de l’Espiguette et Etang de l’Or

Plaisante petite sortie qui n’aurait théoriquement pas dû avoir lieu si le vent ne s’était pas acharné à souffler dans le mauvais sens et si la pluie n’avait pas pointé son vilain nez! Cependant, ceci nous rappelle que nous ne sommes pas maîtres de notre environnement et que nous devons nous adapter à différentes situations sur le terrain. Finalement, nous avons été plutôt chanceux car vent et pluie ont épargné les côtes montpelliéraines une journée encore. Aussi, au lieu d’annuler la sortie « migration », initialement prévue au Roc de Conilhac, vers Gruissan (site migraction.net) nous l’avons tout simplement troquée avec une sortie ornitho moins exotique mais tout autant sympathique à la Pointe de l’Espiguette et à l’Etang de l’Or.
RDV à 8h00 tapantes au rond-point donuts-saucisse devant la fac ! Nos conducteurs nous ont alors entraînés dans une folle virée à la recherche de la Pointe de l’Espiguette. Petit détour par les étangs de St Jean de Védas, afin d’admirer un peu plus la côte, merci Eugénie !
Une heure plus tard, nous voici enfin arrivés à destination : la Pointe de l’Espiguette (Fig.1) située au sud du Grau du Roi.

Fig.1 :Situation de la Pointe de l’Espiguette (Gard), Crédit Carto : Conservatoire du Littoral.

A la pointe, direction la Mer ! Waouh ! Beaucoup moins de vent que prévu mais nous avons quand même tenté un peu de « seawatching » depuis la plage grâce aux longues vues de nos ornithos. Le seawatching consiste à observer les oiseaux en mer. Pour cela, il faut de bonnes conditions météorologiques ou plutôt des mauvaises : en général les oiseaux restent en mer lorsque le beau est au rendez-vous ; au contraire si le vent les poussent vers les côtes, ils seront plus facilement observables !


Et surprise ! Des fous de bassans (Morus bassanus) étaient au rendez-vous ! Nous avons également pu observer des goélands leucophée (Larus cachinnans), des mouettes mélanocéphales (Larus menalocephalus) et des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus).

Sur la plage des petites traces de pattes… indéterminées… sillonnaient la plage. Allez, une place pour la prochaine sortie GNUM à celui qui devine qui est l’auteur de ces empreintes !?

Puis découverte des dunes où nous avons rencontré la libellule Sympetrum fonscolombii. A quoi la reconnaît-on ? Libellule car elle a les ailes étalées au repos. Son abdomen peu large est typique du genre Sympetrum (reconnaissable à son abdomen rouge ou jaune). Elle est ensuite identifiée à l’espèce grâce à d’autres critères, entre autres, pattes bicolores jaunes et noires, abdomen de couleur jaune (pour la femelle), bases des nervures des ailes jaunes également, ptérostigmas (cellule colorée au bout des ailes) jaunes bordés de noir et des yeux bicolores, bruns dans leur partie supérieure et bleus dans leur partie inférieure.

Nous avons pu observer les principales plantes qui stabilisent la dune blanche : l’oyat (Ammophila arenaria), l’euphorbe des dunes (Euphorbia paralias) et le panicaut maritime (Eryngium maritimum) ainsi que d’autres espèces présentes dans ces milieux.



Les ventres gargouillants, nous avons ensuite repris les voitures en direction de l’Etang de l’Or. Pas très doués encore les Gnumiens… quel sens de l’orientation ! Yann au tél : « on est au rond-point des flamants roses, vous êtes où ? »… Mais Yann, les flamants… c’est à Aigues-Mortes… définitivement à l’est cette voiture! Que ferions-nous sans portable…

Malgré toutes ces aventures et après avoir sillonné pas mal de petites routes sans indication, la petite troupe est arrivée à bon port ! Nous étions plus précisément sur le site des Tartuguières (Fig.2). Un étang, de la sansouire à perte de vue, un canal, bref tout va bien, nous sommes dans un bon coin !

Fig.2 :Situation de l’étang de l’Or (Hérault), Crédit Cartographique : Conservatoire du Littoral.

Petit piquenique fort sympathique en compagnie des libellules et des criquets ! Et… d’un guêpier (Merops apiaster) ! Un guêpier ? Euh, Quiterie, change tes lunettes, ce petit bolide bleu n’est autre qu’un martin-pêcheur (Alcedo atthis) !

Et l’après-midi a été l’occasion de belles nouvelles rencontres ! A noter, Monsieur le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), deux sternes caspiennes (Sterna caspia), des oedicnèmes (Burhinus oedicnemus) ( !)… Et de beaux fous-rires également !

Le long du chemin emprunté, de belles couleurs rouges ! Ces dernières n’ont d’autre provenance que la sansouire. La sansouire est un type de végétation des milieux salés submergés périodiquement et abritant principalement les plantes halophytes suivantes : la salicorne (Arthorcnemum fructicosum), l’obione (Obione portulacoides) et la soude (Suaeda fructicosa).


Retour point trop tard au bercail , le ciel se faisant de plus en plus menaçant mais avec de belles images et de beaux souvenirs en tête ! Eh eh, c’est quand la prochaine sortie GNUM !!?


Quelques guides naturalistes à emporter avec vous !
Des Delachaux et Niestlé :
-Le Guide ornitho. Mullarmey, Svensson, Zetterström, Grant. Nouvelle édition en 2010
-Guide des Libellules de France et d’Europe. Dijkstra & Lewington. 2007
Et Papillons d’Europe. Lafranchis.2007. Edition Diatheo

mercredi 8 septembre 2010

Au pays de mes ancêtres!



Voici un micro échantillon de photos de Bulgarie prises au cours de ce mois d’août !
Un petit voyage 100% vacances cette fois-ci. Au programme: quelques visites de villes, de jolies randonnées en montagne dans une nature encore assez préservée, des bivouacs insolites et un retour en stop jusqu'en France.

Partis depuis Lyon, nous sommes arrivés après quelques 30h de bus à Sofia, la capitale de la Bulgarie. Sofia est une ville sympathique, beaucoup de parcs avec des jeux pour les enfants et surtout la montagne à quelques kilomètres au Sud.


Cathédrale Sveta-Nedelya

Sofia vue depuis la forêt de Boyana


Parc Naturel du Vitosha




Nous avons ensuite continué notre chemin vers le Nord-Ouest du pays:

- Vratsa et le parc de Vratchanski Balkan





- Gara Oreshets & Belogradtchik





- Puis Vidin et la traversée du Danube, direction la Roumanie.




Passage express sur Bucarest pour redescendre en Bulgarie visiter le lac de Srebana (qui abrite, entre autres, une colonie de pélicans frisés et des cormorans pygmés).





Puis nous avons été toucher la Mer Noire sur la côte Nord au niveau du Cap Kaliakra. Pas trop de tourisme international... Mais nous n'avons pas osé voir le massacre des côtes plus au Sud...


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Retour à l'intérieur des terres, à Veliko Tarnovo, en marge de la Stara Planina, la chaîne de montagne du centre du pays


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Stara Planina: du Col de Shipka à Karlovo









Plovdiv, la ville de la culture
Une ville très "française"

Le Massif des Rhodopes

Randonnée des gorges de Trigrad au petit village de Shiroka Laka



Massif du Rila





Monastère de Rila